Journée Internationale de la Femme

8 mars 2015

 

 

Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem, Présidente de l'Union Nationale des Femmes du Maroc (UNFM), a officié, à Rabat, une rencontre nationale sous le thème «Culture de non-violence au profit des femmes : vision prospective», à l'occasion de la Journée Internationale de la Femme. Cette rencontre nationale, organisée par l'UNFM, s'inscrit dans la dynamique visant à promouvoir la culture de non-violence à l'égard des femmes et dans le cadre de la Stratégie de gouvernance démocratique Sous la Conduite et la Vision Clairvoyante de Sa Majesté le Roi Mohammed VI Que Dieu l'Assiste.

Dans une allocution, Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem a rendu un hommage appuyé à la femme marocaine qui a contribué, avec son militantisme, à la réalisation d'acquis sociaux et en matière des droits de l'Homme. Des acquis qui encouragent la femme marocaine à poursuivre la marche pour davantage de réalisations, jouissant en cela du soutien et des Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI Que Dieu le Glorifie, dont le règne est empreint de la consécration et la concrétisation des droits des femmes.

Son Altesse Royale a tenu à avoir une pensée, en cette rencontre nationale en hommage à la femme marocaine, à Feues Son Altesse Royale la Princesse Lalla Fatima Zahra, la militante engagée dans l'action solidaire, Son Altesse Royale la Princesse Lalla Aïcha, qui a montré le chemin à la femme marocaine et Son Altesse Royale la Princesse Lalla Amina, qui a milité, corps et âme, en faveur de l'action associative au profit de l'enfance et des personnes à besoins spécifiques.

Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem a eu également une pensée pour Feue Cherifa Lalla Oum Kaltoum Alaoui, ancienne présidente-déléguée de l'Union Nationale des Femmes du Maroc, ayant accompli sa mission avec abnégation et loyauté au sein de l’UNFM, la rendant aussi efficace et dynamique aussi bien dans son suivi au sein de l’Union que dans ses relations extérieures.

Pour sa part, Mme. Farida El Khamlichi, conseillère à l'UNFM, a indiqué que le Royaume a fait des progrès considérables dans les domaines de la parité et des droits de l’Homme notant que les efforts déployés en matière d’assistance et de sensibilisation à la lutte contre la violence faite aux femmes ont contribué à « briser le silence », renforçant ainsi la protection des femmes contre toutes formes d’injustice et de discrimination.

Mme. El Khamlichi a souligné également que des défis restent encore à relever. Selon elle, deux facteurs sont à l'origine de la violence à l’égard des femmes, à savoir l'héritage culturel et le niveau intellectuel de la femme. L’Union vise à travers cette rencontre, à contribuer avec divers acteurs qui aspirent à mettre en place une vision cohérente et participative permettant ainsi de promouvoir une culture de non-violence, au profit des femmes.

De son côté, la représentante du bureau multi-pays de l'ONU Femmes pour le Maghreb, Mme. Leïla Rhiwi, a affirmé que la violence n’est pas liée aux facteurs culturels notant que la rapporteuse spéciale des Nations Unies chargée de la question de la violence à l’encontre les femmes a proposé trois axes stratégiques pour répondre aux problématiques culturelles opposées à la lutte contre les violences faites aux femmes, à savoir problématiser la culture comme le résultat d'une construction historique, analyser les pratiques culturelles et considérer toutes les formes de violences à l'égard des femmes comme des formes d'inégalité. «Cette stratégie comprend des actions de prévention efficaces qui traitent les causes profondes de l'inégalité des sexes», a souligné Mme. Rhiwi.

Le président du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE), M. Nizar Baraka, a indiqué que les femmes au Maroc souffrent toujours de violences économiques et sociales, plus de la moitié des femmes marocaines sont analphabètes, 40% des jeunes filles dans le rural poursuivent leurs études au Collège. Même si la femme obtient son diplôme, elle souffre de chômage par rapport à l’homme et quand elle accède au marché du travail, elle reste moins bien rémunérée que l’homme, son revenu est inférieur de 26 % en moyenne par rapport à lui et donc ses chances d’avancement demeurent sept fois moindres.

M. Nizar Baraka considère que les violences physiques et symboliques à l’égard des femmes trouvent leur terreau fertile dans de tels déséquilibres empêchant un accès égal et équitable aux droits économiques et sociaux conjointement avec d’autres droits fondamentaux. M. Baraka a indiqué que le Conseil Economique, Social et Environnemental recommandait notamment l’application de l’approche genre dans les politiques publiques et la création d’un Observatoire National afin de suivre, évaluer les politiques pertinentes et faciliter l’accès des femmes au marché de travail.

De son côté, le Secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Oulémas, M. Ahmed Abbadi, a passé en revue les raisons historiques et culturelles à l'origine de la propagation du phénomène de la violence à l'égard des femmes et les efforts déployés par la Rabita pour faire face à cette problématique, notamment à travers la réalisation d'études scientifiques, la formation d’Oulémas dans le domaine des droits de la femme et l'approche genre afin de faire face aux comportements dangereux, dont la violence.

Le Secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Oulémas n'a pas manqué de saluer les efforts de l'UNFM, sous la Présidence Effective de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem suscitant un optimisme pour un meilleur avenir pour les femmes marocaines dans lequel les déséquilibres qui génèrent la violence sont surmontés et les femmes sont habilitées à assurer leurs rôles de pionnières à la lumière d’une conscience plus profonde des valeurs et d’une application pratique des exigences de la constitution de 2011.